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Mon lombricomposteur

Lorsqu’on se lance dans le zéro déchet, on a hâte de voir le poids de sa poubelle diminuer et pour cela il faut, bien sûr, réduire le nombre de déchets qu’il y a dedans.

Nos poubelles sont composées de 30% de déchets organiques, en majorité les épluchures des fruits et légumes, ainsi que les éventuels restes de repas.

Quel dommage que ces épluchures partent à la poubelle, pour être ramassée par un camion, puis emmenée dans un centre d’incinération ou d’enfouissement, alors que ces derniers peuvent si facilement devenir de l’engrais, du compost ou du gaz.

Pour composter bien sûr, l’idéal est d’utiliser un petit bout de jardin et y déposer les déchets organiques. Malheureusement, tout le monde n’habite pas dans une maison, ce qui est mon cas, nous vivons dans un appartement en ville.

Mais, il y a environ un an et demi, ma mairie d’arrondissement offrait des lombricomposteurs aux habitants qui le souhaitaient.

C’est ainsi que l’aventure du compostage a débuté pour notre petite famille citadine.


C’est ainsi que l’aventure du compostage a débuté pour notre petite famille citadine.

Tout a débuté par une soirée de formation qui a permis de répondre aux différentes questions que nous nous posions, ainsi que l’acquisition d’une boite verte et grise. Pas de terre, pas de vers pour le moment, encore un peu de patience pour composter.

Les vers sont arrivés par la poste quelques semaines plus tard, avec une présence obligatoire, afin que les ces petits êtres vivants n’attendent pas dans la boîte aux lettres.

Dans le sachet de la terre et des vers, tout simplement, à mettre dans le premier bac du lombricomposteur, qui en contient trois, mais que l’on installe au fur et à mesure du remplissage.

  • Que peut on mettre dans le composteur?

Toutes les épluchures, sauf les agrumes et les oignons, les vers n’apprécient pas trop (dans un composeur de jardin, c’est bien sûr possible).

Les coquilles d’oeufs, mais bien broyées! 

Chaque aliment qui entre dans le composteur, doit être coupé en petits morceaux au préalable.

Pour commencer on y va doucement, on n’en met pas trop, nous sommes cinq dans la famille, donc chez nous, cela va très vite, donc on se retient de tout mettre.

Toujours ajouter du carbone en même temps que les épluchures, sous forme de petits cartons. Cela peut être les rouleaux de papiers toilettes, les boîtes d’œufs, les sachets krafts ou certains emballages cartons compostables, aux encres végétales, comme ceux des cosmétiques Lamazuna, par exemple.

Cela réduit aussi la poubelle de recyclage par la même occasion.

On place un récipient vide sous le robinet ouvert, qui va donner du jus de compost. Vous pouvez le garder, et en mettre un peu dans vos plantations.

Un peu seulement, car c’est très riche et cela peut avoir l’effet inverse désiré, mais bien dilué avec de l’eau, c’est très bon pour les plantes. Comme nous en avons beaucoup, malheureusement, nous en jetons de temps en temps, car nous n’avons qu’une terrasse.

  • Où mettre son lombricomposteur?

Quand nous l’avons acquis, nous avions un appartement de 65 m2, avec une cuisine, d’environ 8 m2, et il a malgré tout, réussi à trouver sa place à l’intérieur.

Quelques mois plus tard, nous avons déménagé, dans un appartement un peu plus grand, mais surtout avec une terrasse. C’est là que se trouve désormais le lombricomposteur. Lors de grosses chaleur ou de grand froid, nous le rentrons car les vers ne supportent ni l’un ni l’autre.  

  • Est ce que cela sent mauvais?

Pas du tout, aucune odeur, ni la terre, ni le jus de compost, rien. Si jamais il arrivait que cela sente mauvais, c’est qu’il y a un souci, pas assez de cartons ou des aliments à ne pas mettre (viande par exemple).

  • Est ce qu’il y a des moucherons?

Cela nous est arrivé une fois, il y a eu vraiment beaucoup de moucherons, car nous n’avions pas mis assez de cartons. Nous avons donc stoppé pendant quelques jours l’apport en déchets et avons ajouté du carton supplémentaire, bien mélangé, et tout est rentré dans l’ordre.

Quand le premier récipient est plein, on passe au second. Pour le débuter on met des petits bouts de carton, puis on commence doucement à le remplir. Quand il est plein on passe au troisième. Quand ce dernier est également plein, c’est qu’il est temps de récupérer le compost du premier bac.

On le vide, le compost peut être mis dans un sac ou un seau, et il peut être utilisé pour les plantes, les fleurs… Vous pouvez en donner autour de vous si vous en avez trop. C’est un engrais très riche, il faut en mettre peu.

Le récipient vidé, revient au-dessus, et on recommence.

Pour nous 5, c’est environ tous les 3- 4 mois que nous changeons les bacs.

C’est vraiment très simple à utiliser, peu de contraintes, et vous verrez les résultats directement dans la poubelle, qui sera vraiment plus légère!

Et vous aurez ainsi de nouveaux amis, peu bruyant, et très utiles à la biodiversité.

Renseignez vous auprès de votre mairie, s’ils font une distribution.

Le modèle que nous avons est le City Worm: https://verslaterre.com/produit/lombricomposteur-city-worms/

Je ne suis pas la plus grande experte en lombricomposteur, je vous raconte mon expérience, qui pour le moment se passe très bien.

“Tout vient de la terre et tout y retourne” Ménandre

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